Dès l’ouverture de la FSR, les organisations syndicales ont dénoncé l’impréparation de la DGFiP face à la canicule extrême de fin juin. Alors qu’un nouvel épisode est déjà annoncé, nous avons exigé que des mesures concrètes soient enfin prises pour protéger les personnels.
Nous avons également réaffirmé notre vote défavorable sur le plan d’amélioration des conditions de travail et de prévention des actes suicidaires. Derrière les effets d’annonce, ce plan ne comporte aucune mesure de prévention primaire. Il se limite à des mesures d’accompagnement et de détection des situations les plus critiques et à multiplier les dispositifs de suivis de situations individuelles.
La Direction générale refuse obstinément de se remettre en question et de s’attaquer aux causes des souffrances au travail. Elle refuse de reconnaître les effets dévastateurs :
- Des suppressions massives d’emplois ;
- Des multiples restructurations, réorganisations, aujourd’hui prolongées par l’annonce d’un nouveau démantèlement du réseau territorial avec le NRP2 ;
- D’une pression managériale et d’un management toxique ;
- D’une gestion désincarnée exclusivement guidée par les indicateurs ;
- De la suppression de règles de gestion objectives, transparentes et protectrices.
Autrement dit, la DGFiP refuse de se remettre en cause et d’analyser objectivement l’ensemble de sa politique menée depuis de nombreuses années, dégradant les conditions de travail et la santé des personnels. Plus grave
encore, elle y ajoute les dégâts prévisibles du NRP 2.
Lassés d’attendre la mobilisation que la gravité de la situation appelle, SOLIDAIRES Finances Publiques, la CGT Finances Publiques et FO DGFiP ont quitté la séance de la FSR.
