SOLIDAIRES FINANCES PUBLIQUES

Face à l’augmentation du prix du carburant et de l’inflation qui s’élève désormais à 1,7 % sur un an selon l’Insee, Solidaires Finances Publiques a interpellé le 30 mars la directrice générale, car elle a les moyens de réduire les coûts des déplacements des agentes et agents.

Sans grande surprise, nous n’avons eu aucune réponse de la direction générale, ni même un message d’attente... une nouvelle preuve de la conception du dialogue social de la part de notre direction et de sa considération pour les difficultés au cas particulier financières rencontrées par les agentes et les agents.

Autonomie des directions : inégalités pour les agentes et agents

En revanche, selon les remontées de nos militantes et militants sur l’ensemble des territoires, il y aurait eu des préconisations de « bienveillance » mais, une fois encore, en laissant toute la latitude d’agir aux directions locales.

De nombreuses directions ont conscience des difficultés que peuvent rencontrer les agentes et agents face à l’augmentation du prix du carburant, et ont assoupli le télétravail dans la limite de 3 jours par semaine. D’autres prennent la situation à la légère et se réfugient derrière l’absence de consigne nationale pour ne rien faire. Certaines, que nous découvrons comme grandes spécialistes de la situation internationale, indiquent même à nos représentantes et représentants que la situation ne va pas durer... et donc ne considèrent pas cela comme un problème, proposant même que les collègues trouvent par eux-même des alternatives à la voiture !

Et pourtant, une perte de pouvoir d’achat bien réelle :

Les multiples restructurations du réseau de la DGFiP ont éloigné de très nombreux collègues de leur lieu de travail, et force est de constater que les dépenses pour aller travailler n’ont de cesse d’augmenter. Aujourd’hui, elles explosent, car les compagnies pétrolières, profitant de la crise, ont décidé de faire d’indécents profits. Elles amassent en moyenne 11,6 millions d’euros par jour depuis le début de la crise, et une filiale de Total énergie a même réalisé 1 milliard de dollars de bénéfices en mars en pariant sur la hausse du prix du baril.

Dans le même temps, notre régime indemnitaire n’évolue que ponctuellement, et notre pouvoir d’achat ne cesse de diminuer face à une inflation toujours plus importante. Rappelons que dans la fonction publique, les salaires nets moyens n’ont pratiquement pas augmenté depuis près de 15 ans quand on considère l’inflation. Ainsi, l’Insee indique que dans toute la fonction publique, l’augmentation moyenne des salaires n’a été que de 0,1% entre 2009 et 2022. Dans le détail, c’est encore pire pour la fonction publique de l’État : le salaire y a baissé de 1,8% !

Solidaires Finances Publiques revendique, dans une telle situation, le recours possible sur tout le territoire au télétravail exceptionnel afin de réduire le nombre et le coût des déplacements. Il est inconcevable que les agentes et agents choisissent entre le chariot de courses ou le plein d’essence. Mais au-delà de cette revendication transitoire, il y a urgence à tous les niveaux que des négociations salariales s’ouvrent tant au niveau de la fonction publique que de la DGFiP !